Omiyamairi お宮参り première visite au sanctuaire

Tachibana Minko 1765

Tachibana Minko 1765

Les Japonais accordent une grande importance aux rituels.
Omiyamairi お宮参り est une pratique courante au Japon qui consiste a venir avec son bébé dans un temple shintoïste pour sa première visite au sanctuaire. Comme les mariages et les funérailles, ces cérémonies peuvent varier considérablement selon la région.
Dans certaines régions les personnes prétendent qu’il faut laisser le bébé au temple et de revenir plus tard le rechercher pour protéger l’enfant contre le mal. Faire le Omiyamairi provient en fait d’une croyance que ce rituel est nécessaire pour éviter que le mal vienne prendre les gens précieux.
Selon la tradition, la cérémonie devrait se tenir 32 jours après la naissance d’un garçon et 33 jours après la naissance d’une fille.
on dessine sur les fronts des bébés garçons le caractère 大 (grand) pour souhaiter qu’ils grandissent grand et fort, alors que les filles ont un 小 (petit) dans l’espoir qu’elles soient délicates et modestes.
Le pretre utilise un ōnusa qui est utilisé pour purifier les gens, les lieux et les choses de la mauvaise chance en agitant le Un ōnusa en bois décoré de plusieurs shide (serpentins de papier en zig-zag).

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La Laque Japonaise et L’Urushi 漆(うるし)(Rhus vernicifera)*

La Laque Japonaise est un des plus anciens produits artisanaux du Japon !
L’origine de cette industrie se perd dans la nuit des temps.

Un livre historique japonais, publié environ 180 ans avant l’ère chrétienne, parle de
meubles en laque employés à la cour, ce qui nous porte à croire que la fabrication de la laque était déjà connue depuis un certain temps. Au Japon depuis l’ouverture du port de Yokohama, en 1859, le commerce des laques avait pris une importance considérable. La laque était a cette époque très populaire en Europe et était le principal article de l’exportation du Japon.

Dans tout ce qui sort des mains de l’artisan japonais, la matière employée est toujours parfaitement appropriée à sa destination.

La laque proprement dite consiste en un vernis.
Ce vernis n’est autre que la sève de l’Urushi  漆, arbre précieux du Japon.

La création d’objets en laque japonaise consiste donc à extraire la sève de l’Urushi  漆, et à en composer une sorte de vernis dont on recouvre divers objets en bois pour leur donner de la solidité et surtout une belle apparence. Le point de départ est traditionnellement le bois de préférence celui de Hinoki ヒノキ(Chamaecyparis Obtusa ou Cyprès du Japon).
Les artisans de nos jours utilisent aussi des matériaux modernes synthétiques.

Couverture pour iPhone 6 Plus et 6S Plus (Le Fuji rouge)

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* L’Urushi (Toxicodendron vernicifluum) ancien nom (Rhus vernicifera) , est un arbre qui pousse au Japon d’où l’on tire le précieux vernis avec lequel se fabrique la laque.
Le vernis s’obtient en faisant des incisions dans l’écorce.
Le fruit de L’Urushi 漆(うるし, qui est rond, devient jaune en mûrissant; on se sert de la chair du fruit pour faire de la cire.

Dans la laque japonaise on emploie, aussi de la poudre d’or, de la poudre d’argent et de la nacre pour ajouter à la beauté de l’ornementation.
En effet la laque japonaise est très raffinée et d’une excellente élaboration, déja en 480 AP JC, une femme, célèbre par ses travaux littéraires, nommée Murasaki Shikibu,
nous parle, dans son livre (源氏物語, Genji Monogatari, littéralement Le Dit du Genji), d’un nouveau genre de laque incrusté de nacre.
Il y a deux variétés de laque d’or: ceux à dessins unis et ceux à dessins en relief.

L’Urushi 漆(うるし) cet arbre si utile et précieux produit, outre le vernis et la cire, un bois jaune fort apprécié dans l’industrie des bateaux.

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Le Masu, c’est quoi ?

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Le Masu, c’est l’un des objets d’artisanat japonais les plus anciens connus à ce jour. Il a été initialement utilisé pour mesurer le riz au Japon. C’est une boîte traditionnellement carrée en bois et sa forme ne change pas depuis plus de 1300 ans. Les Masu sont fabriqués en cyprès japonais, mieux connu sous le nom de ‘Hinoki’ au Japon. Ce bois est considéré comme synonyme d’un grand luxe au Japon. Aujourd’hui, les Masu sont plus couramment utilisés comme récipient pour boire le saké et c’est aussi un symbole de bonne fortune. Le terme « Masu » se traduit par « la croissance » en japonais, c’est donc une icône de la prospérité et d’un grand bonheur. Son style simple est également parfait pour une décoration d’intérieur.

Tous nos Masu sont fabriqués soigneusement à la main dans la ville d’Ogaki. Nos Masu sont destinés au haut de gamme sur le marché japonais. Profitez du parfum frais et la touche incomparable et douce de bois de cyprès.

À découvrir dans notre site (et cliquer sur le lien ‘Nouveautés’, côté gauche du menu) : http://www.style-du-japon.fr

 

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Sérénade Japonaise Légende

Komati était une jeune femme noble ambitieuse qui se fit aimer d’un jeune prince.
Plein d’un orgueil imprudent, elle voulu mettre à l’épreuve la force et la constance du jeune homme en lui imposant de jouer sous son balcon pendant 100 nuits consécutives; 99 fois, il fut fidèle au rendez-vous ; mais l’hiver était venu, La dernière nuit il faisait grand froid ; le prince ne parut pas.
Le lendemain Komati lui signifia Son congé.
Tant de rigueur ne devait pas lui porter bonheur. La mauvaise fortune s’abatis sur elle.

sérenade Japonaise

sérenade Japonaise

Les années en firent une horrible vieille, mendiant dans les chemins.
Elle allait de village en village, apprenant aux enfants des vers qu’elle avait composé autrefois. Sans vouloir les transmettre par écrit à un monde qu’elle détestait.

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Tenugui, les serviettes japonaises

Tenugui, les serviettes japonaises

  

Le tenugui (手拭)est la fameuse serviette japonaise en coton d’origine de tradition séculaire. La dimension ordinaire du tenugui est environ 35 cm x 90 cm c’est un rectangle, le tenugui ne doit pas être confondu avec le furoshiki qui lui se présente sous la forme d’un carré. Le tenugui est généralement utilisé pour s’essuyer les mains après les avoirs lavées, pour s’attacher les cheveux pendant le travail dans les champs, les rizières, pour utiliser dans la cuisine, pour le ménage, ou lors d’un festival ou bien simplement pour la décoration. En plus, depuis des temps très reculés les japonais apprécient le bain chaud ou onsen et pendant les bains ils utilisent le tenugui pour s’essuyer ou se rafraîchir la tête en la disposant plié et humidifiée ce qui éviterait des malaises liés à l’eau volcanique trop chaude.

Au tout début (environ dans la période de Heian (794-1185), le tenugui a été fabriqué en soie ou en lin car le tissu en coton était paradoxalement à cette époque plus cher que ceux en soie et en lin. Pendant la période d’Edo (1603-1867) la culture du coton s’est largement diffusée, donc le tenugui est depuis fabriqué en coton depuis cette époque-là. Il est devenu petits à petit un objet à vocation plus décorative et c’est un cadeau très apprécié aujourd’hui au Japon. 

Les moyens de réaliser la teinture du tenugui se divisent en deux grandes familles: la teinture à la main et celle à l’impression. La teinture à la main est le moyen traditionnel qui est employé depuis longtemps, donc cela prend du temps. Le tenugui teint à la main à des caractéristiques suivantes: les couleurs peuvent se déteindre lors du premier lavage car cette méthode de teinture á la main est plus fragile c’est pourquoi il faut éviter d’utiliser de l’eau trop chaude ou de le laver á la machine á laver le linge. Par contre, la teinture à l’impression est une méthode plus récente et moderne de sa fabrication. Les avantages de cette méthode sont la réduction du temps de fabrication et  l’homogénéité du produit, car les articles sont fabriqués à la machine. Grâce à la fabrication par une machine, on peux produire maintenant ce type de tenugui en quantités plus importante c’est pourquoi le tenugui imprimé de cette manière peut être considéré comme un objet semi-industriel.

 Généralement le tenugui teint à la main coûte plus cher par rapport à celui imprimé.   

Les motifs utilisés sur le tenugui sont très variés et traditionnel du Japon: par exemple les fleurs des 4 saisons (cerisier, iris, campanule, camélia, etc…), les animaux, les oiseaux, les porte-bonheur, les tableaux dessinés par les peintres connus comme Hokusai, Utamaro etc…Notamment les tenugui peints avec des jolis motifs peuvent être idéaux pour décorer sa chambre ou une pièce comme la salle à manger ou le salon, ainsi que pour mettre sur la table (le rendu est vraiment magnifique) !     

Tenugui en vente sur la boutique en ligne d’arts traditionnels japonais Style du Japon
Adresse du site web http://www.style-du-Japon.fr

  

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Qu’est ce que le konkatsu 婚活 ?

C’est une abréviation du mot ‘kekkon-katsudo’(結婚活動.
Il s’agit de toutes les activités dans le but de se marier: participer à la fête de rencontre, aller à la proposition de fiançailles (les parents arrangent une rencontre avec une personne de leur connaissance), visiter une agence matrimoniale, etc…
Au Japon, jusqu’à il n’y a pas si longtemps, il y avait un système de ‘proposition collective de fiançailles’ dans la plupart de sociétés japonaises.
Cela voulait dire que les jeunes employés cherchaient leur partenaire pour se marier sur le lieu de travail (la plupart de femmes quittaient leur travail après le mariage pour se consacrer au ménage et à leurs enfants à cette époque-là).
Cependant à présent, l’âge moyen du premier mariage augmente d’année en année avec l’entrée dans la vie sociale des femmes et le problème de la baisse de la natalité devient plus en plus grave au Japon.
En effet, les japonais ont peu de temps à consacrer à la rencontre de leur âme soeur car il sont trop occupés à travailler.

En plus, il est plus en plus difficile pour les jeunes d’avoir un travail en CDI à cause de la crise économique récente.
Par conséquent, ils n’ont plus le temps ni de moyens pour faire un pas en avant vers leur mariage.
Certains personnes au Japon pensent qu’ils ne faut pas continuer comme ça et ils prétendent qu’il est important pour les personnes en âge de se marier de pratiquer spontanément les activités pour se marier ou konkatsu 婚活.

  

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オシドリ Le Canard mandarin et sa petite histoire légendaire du Japon

オシドリ(鴛鴦、Aix galericulata)Le Canard mandarin
Le Canard mandarin est une espèce que l’on trouve dans les points d’eau au japon comme les lacs ou que vous pouvez aussi apercevoir sur de simple petites mares bordées de roseaux dans des jardins lors de vos promenades au pays du soleil levant.

Le Canard mandarin est la seule espèce de canard qui ne s’accouple qu’avec une seule femelle.

Il vit en couple toute sa vie durant; de ce fait, les Japonais, ainsi que d’autres habitants des pays d’Asie considèrent depuis des temps immémoriaux cet oiseau, comme le symbole de la fidélité et du bonheur conjugal.

Aussi est-ce fort souvent qu’au Japon, un couple de ces canards est
représenté sur les vêtements ou sur les objets offerts comme cadeau de noce aux
mariés, ou sur ceux employés pendant la cérémonie de mariage.

pose baguette canard mandarins couple

pose baguette canard mandarins couple

Ci-dessus vous avez un exemple d’une magnifique paire de pose de baguettes artisanales en céramique
peinte à la main par un artisan japonais avec de la peinture d’or.

NB : objet N°331 en vente sur notre site (un seul exemplaire disponible)

La tradition et la littérature japonaises abondent en anecdotes et en contes,
dans lesquels le canard mandarin joue un rôle d’éducateur, en ce qui concerne les
principes de la morale.
Une des histoires les plus populaires est la suivante :

Il y a de cela plus de sept cents ans que vivait au village de Tamura 田村, dans le
nord du Japon, un samuraï du nom de Uma-no-suké, chasseur passionné, qui toute la
journée rôdait à travers champs et marais, armé de son arc et de ses flèches.

Un jour qu’il traversait les hautes herbes du marais d’Aka-numa, il aperçut un couple
de canards mandarins qui filait le parfait bonheur.
Ne pouvant résister à sa passion de chasseur, Uma-no-suké ajusta une flèche et tira.
En un clin d’oeil, la charmante idylle se changea en drame: le canard mâle gisait là, la poitrine transpercée, tandis que la cane, épouvantée, s’élevait dans les airs en poussant de grands cris.

Très satisfait de son adresse, Uma-no-suké prit l’oiseau mort, le rapporta chez lui et
le déposa dans la cour de sa maison.

La nuit suivante, une très belle femme lui apparut en rêve et lui dit Vous avez
tué mon époux, à Aka-numa; et pourtant nous n’étions coupables d’aucun crime!
D’une voix triste et pleine de désespoir, elle reprocha à Uma-no-suké sa mauvaise action;
et, avant de disparaître, déclama la poésie suivante:

Autrefois, j’aimais à rejoindre mon époux à l’heure du coucher du soleil;
mais maintenant, je dois dormir seule dans les roseaux d’Aka-numa

Honteux de son forfait, humilié et confondu par les justes reproches qu’il venait
d’entendre, Uma-no-suké se dressa sur son lit et chercha vainement une excuse à sa
cruauté vaniteuse.
Pour chasser les tristes pensées qui l’accablaient, il se leva et sortit
dans la cour. Il vit alors la pauvre dépouille ensanglantée du canard mandarin et, tout
auprès le petit corps de la femelle qui, ne pouvant survivre à la perte de son compagnon,
était venue mourir à côté de lui.

Le samuraï regarda avec chagrin ce triste tableau et des larmes lui montèrent aux
yeux; il sentit que tout son bonheur était parti pour toujours, et qu’il ne pourrait
trouver désormais de consolation que dans une vie de recueillement et de méditation.
Alors, il se rasa la tête et se fit prêtre ambulant, sans gîte ni famille

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